Mot du président
Les activités d’exploration pétrolière et gazière ont fait l’objet d’une grande attention médiatique, tant sur la scène internationale que sur la scène nationale.
D’abord, sur la scène internationale, l’accident survenu à la plateforme Deepwater Horizon et surtout le désastre environnemental qui en a découlé dans le golfe du Mexique ont retenu l’attention du monde entier. Partout on s’interroge sur les pratiques de l’industrie, on se penche sur le cadre légal qui régit ces activités et on remet en question la pertinence de notre dépendance au pétrole.
Plus près de nous, dans la foulée des questionnements soulevés par la catastrophe, l’exploitation potentielle des gaz de schiste a retenu l’attention de tous les médias québécois et s’est imposée comme l’un des principaux sujets de l’actualité. Les craintes ont succédé à l’enthousiasme. L’opposition à leur exploitation est devenue si grande que le gouvernement du Québec a retardé le dépôt d’une loi sur les hydrocarbures, enclenché des audiences publiques du BAPE et révisé ses exigences en matière de délivrance des autorisations à certains travaux, notamment pour ce qui est des travaux de fracturation.
Parallèlement à ces questionnements, la tenue à Montréal du Congrès mondial de l’énergie, en septembre dernier, a fourni l’occasion de prendre conscience de l’immensité des défis qui se posent dans le monde en matière d’énergie. Le développement accéléré des pays émergents, et en particulier celui des deux plus grands pays quant à la population, soit la Chine et l’Inde, impose une demande considérable d’énergie, alors que les solutions de remplacement des énergies fossiles ne permettent pas d’envisager de répondre à cette augmentation de la demande. Décrié comme une énergie polluante, le charbon est en voie de devenir la première source mondiale d’énergie. Pour sa part, le pétrole, s’il voit son poids relatif diminuer dans le bilan mondial, continuera de répondre à une portion importante des besoins énergétiques, de sorte que sa production devra passer d’environ 84 millions de barils par jour en 2009 à plus de 99 millions de barils par jour d’ici 2035 selon le New Policies Scenario de l’International Energy Agency.
Bien que Pétrolia soit demeurée en marge de ces débats, la Société n’en tire pas moins des leçons. La première concerne la sécurité qui entoure les travaux et la protection de l’environnement. La seconde a trait à l’importance d’entretenir des relations constantes avec le milieu où se déroulent ses activités. Bien que l’entreprise ait toujours été soucieuse en matière de sécurité, de protection de l’environnement et de relation avec le milieu récepteur, les événements des derniers mois constituent une incitation à redoubler d’ardeur. Nous entendons par conséquent consacrer davantage d’énergie à la protection de l’environnement et à la communication avec les communautés où nous œuvrons. Le territoire appartenant d’abord et avant tout à la communauté qui l’occupe, nous considérons comme une priorité la nécessité de protéger son environnement et son mode de vie, ainsi que de respecter son droit à connaître la nature de nos travaux et à influencer nos activités. Nous reconnaissons que notre succès est intimement lié à l’acceptabilité de nos activités par le milieu et nous sommes déterminés à tenir compte de sa réalité dans le plus grand respect.
L’année qui vient de s’écouler représente pour Pétrolia une ouverture sur de nouveaux horizons. Tout d’abord, en ce qui concerne les droits qu’elle détient, la Société a consolidé sa position grâce au renouvellement de l’ensemble de ses permis pétroliers; elle a en outre renforcé son intérêt dans Haldimand et conclu une entente avec Investcan Energy (Québénergie inc.). Ensuite, les travaux de forage réalisés au cours de l’année terminée le 30 septembre ont permis de confirmer la présence de pétrole dans la structure Haldimand, de mesurer l’importance de cette découverte, de démontrer les caractéristiques exceptionnelles de réservoirs présents sur l’île d’Anticosti et d’ouvrir de nouvelles thématiques d’exploration tant en Gaspésie que sur Anticosti.
Par la position qu’elle occupe dans l’est du Québec et sur le potentiel pétrolier du territoire québécois, Pétrolia est en voie de devenir un joueur incontournable dans la mise en valeur de ce potentiel au Québec. C’est dans cette perspective que la Société a préféré vendre ses intérêts qu’elle avait dans les gaz de schiste.
L’entreprise doit cependant faire face à d’importants enjeux. La valorisation du potentiel pétrolier sous permis, sur un territoire encore largement sous-exploré, nécessite des capitaux importants. Pour maîtriser notre développement et notre expertise, il est essentiel d’accéder à ces capitaux sans perdre le contrôle de nos permis et celui de la ressource. Cet enjeu ne constitue toutefois pas un obstacle insurmontable et nous comptons bien parvenir à trouver les moyens pour relever ce défi.
Nous demeurons convaincus que l’objectif consistant à transformer Pétrolia en une société pétrolière à part entière représente non seulement un défi passionnant, mais la voie à suivre pour maximiser l’avoir des actionnaires à moyen terme, tout en participant activement au développement économique de l’est du Québec. Dans la poursuite de cet objectif, Pétrolia peut compter sur un personnel dévoué qui adhère avec passion à la vision de l’entreprise. Pour le travail accompli jusqu’à présent et l’engagement dont ils ont fait preuve au quotidien, je tiens, au nom des actionnaires, à remercier sincèrement tous les membres du personnel.
L’année 2011 s’annonce captivante. La mise en valeur du projet Haldimand est de nature à changer les perceptions à l’égard de Pétrolia et de l’est du Québec. Pétrolia s’engage dans une année qui pourrait s’avérer déterminante. Elle s’y engage avec la passion qui l’anime depuis sa création.
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